Tour du Mont Blanc VTT

LE projet VTT de l’année 2015 s’est concrétisé !

L’idée a germé dans mon esprit en 2013 après avoir vu cette vidéo de Matt Hunter. Après tout, pourquoi pas nous ? Avec une logistique et des moyens réduits, ça devrait pouvoir se tenter. Le tour du mont blanc est réputé pour être une formidable randonnée pédestre d’une dizaine de jours, au demeurant facile grâce à sa fréquentation élevée rendant le sentier relativement propre. À la recherche internet, il apparut que peu de tours VTT s’avéraient documentés. Qu’à cela ne tienne, ça nous laisse le champ libre. De nombreux mois de recherche ont abouti à l’élaboration du tracé suivant :

Précisons que c’est effectivement la trace que nous avons suivi. Après moult tergiversations sur le sens de rotation, nous sommes tombés d’accord sur le fait qu’il valait mieux respecter le sens pédestre au cas où nous rencontrions beaucoup de foule. Pour respecter leur effort, mieux valait en effet les doubler que les croiser, en descente. Précisons également que nous avons choisi d’emprunter un maximum de remontées mécaniques pour prolonger le plaisir de la descente, l’objectif restant d’en prendre, du plaisir. D’où la période choisie : fin août avant la fermeture des remontées mécaniques, en priant pour que la période soit la moins fréquentée. Finalement, nous sommes tombés par inadvertance sur la semaine de l’UTMB, rassemblant nombre de trailers, mais sans influence sur notre parcours.

Nous ? Alexandre et moi. Alex a vite été enchanté par le projet en me rejoignant sur l’aspect « plaisir » à conserver. Pas d’autonomie donc, un maximum de gîtes et refuges pour conserver un sac léger sur le dos. En piste ! (infos pratiques en fin d’article)

Premier jour, de Courmayeur à Champex.

L’étape la plus ardue du tour, de par son dénivelé. Raison pour laquelle nous l’avons placée en premier. Cela oblige néanmoins à traverser (et donc payer) le tunnel du Mont Blanc pour laisser un véhicule à Courmayeur (me contacter pour un spot de parking gratuit). Pas de bol, météo exécrable. Jolie montée en lacet au refuge Bertone bien que raide, peu de pédalage. Brouillard à couper au couteau au sommet, pluie diluvienne dès la première descente, visibilité proche de zéro. Dommage car nous passons au pied du Mont Blanc. Pluie toujours, et vent à décorner un isard au Grand Col Ferret mais une fabuleuse descente vers Orsières au coeur du Valais. Plus de batterie de caméra au beau milieu, pas grave car nous avons rejoint la route pour nous abriter peu après. Fin de descente vers la gare d’Orsières par la route, pour y prendre un car nous remontant à Champex. Toujours la magie des car postaux Suisses, dotés de porte-vélos ! Première journée très humide, motivation toujours présente, on s’échauffe !

Deuxième jour, de Champex à Chamonix.

Les nuages s’estompent, le paysage se dévoile suffisamment pour nous permettre d’oublier que nos chaussures n’ont pas séché dans la nuit. L’ascension est longue mais progressive, la tasse d’Ovomaltine au refuge de Bovine est salvatrice. La descente vers le col de la Forclaz est boueuse après les trombes d’eau de la veille mais reste très amusante. Un bref rinçage au col et nous repartons vers le col de Balme, par un sentier qui échauffe nos dos et épaules en terme de portage. Le début d’une longue série. A nouveau du brouillard au col. Descente vers Le Tour par la piste de DH locale, qui n’a guère due être entretenue depuis sa sortie de terre. On fait de l’enduro donc on bombarde quand même, rompus aux descentes les plus cassantes. Jusqu’à Argentière nous emprunterons le réseau de merveilleux sentiers qui permet d’éviter la route de fond de vallée, dont le fabuleux « Petit Balcon Nord ». Des trombes d’eau s’abattent à nouveau sur nous, qui jetons l’éponge et notre dévolu sur la route pour arriver au gîte (infos plus bas, je vous le conseille vivement).

Troisième jour, de Chamonix au Refuge de Balme.

Les cuisses commencent à tirer malgré la nuit réparatrice. Tant mieux, c’est la journée vacances ! Seulement un millier de mètres à grimper, le reste grâce aux remontées mécaniques. Nous souhaitions en effet nous garder cette étape en milieu de tour, pour nous permettre de récupérer. Direction donc le Téléphérique de Bellevue aux Houches, fagotés dans nos vêtements secs et propres. Encore un peu de brouillard au sommet, 800 mètres plus haut, les derniers restes des jours passés. Sentier casse gueule jusqu’au pied du glacier du Bionnassay qui nous rappelle subitement ce pour quoi nous sommes là, profiter et apprécier. Première montée vers le col du Truc, vélo sur le dos sans même plus réfléchir inutilement. Descente en lacets fort cassante mais Ô combien technique vers les chalets de Miage, sorte de jardin d’Eden de fond de vallée, au pied du Glacier sous le soleil exactement. On s’arrête là ? Non ? Bon d’accord. Courte ascension vers le col de Miage pour redescendre vers les Contamines, via un sentier technique à souhait. Aparté : précisons que nous apprécions beaucoup les sentiers techniques. Comprendre qu’on y trouve du plaisir ! Pause déjeuner au coeur de la civilisation avant de rejoindre une paire de remontées mécaniques nous hissant 1000m plus haut « gratuitement ». Dernière descente, en tout cas sur la carte IGN ça en avait l’air, par le chemin du tour du Beaufortain, qui ne nous a guère donné envie de le tenter ultérieurement. Du moins pas en vélo. La bière finale était sacrément bonne !

Dernier jour, du Refuge de Balme à Courmayeur

Le temps est bon, le ciel est bleu, tête dans le guidon en direction du Col du Bonhomme, puis de son grand frère de la Croix du Bonhomme. Paysages à couper le souffle tant à la montée qu’à la liaison. Première descente, celle qui restera pour moi la meilleure du trip. D’un côté, c’est dommage de s’être farci un tel périple pour ne garder qu’une descente, mais d’un autre côté l’on pourra dire qu’on l’a méritée ! C’est donc un sentier net et propre qui nous amène progressivement au fond de la vallée, ponctué de sections rocheuses et autres parties rapides à souhait. Un pur bonheur. Quelques errements à la recherche de la bonne route puis nous voilà repartis pour 1500 mètres de montée en direction du col de la Seigne, qui porte cruellement bien son nom. En visu dès le début de l’ascension, il semble proche et inaccessible à la fois. Atteint, le bonheur et l’apaisement jaillissent dans nos regards, c’était le dernier col. Le tant convoité Mont Blanc nous surveille du coin de l’oeil tandis que nous entamons la descente vers Courmayeur, sur un chemin des plus agréables. Du flow, de la technique, des points de vue, une conclusion mémorable. Nous squeezons une ultime ascension pour regagner le point de départ par la route, assez de dénivelé pour la semaine.

We did it !

Quelques images fixes

Infos pratiques:

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